Une histoire de pâtes

J’espère que vous avez pris le temps de goûter les salades de pâtes qui vous attendaient hier au local ! En toute honnêteté, elles étaient délicieuses. Un grand merci à Jacqueline, Sabine, Anita et Isabelle. Et mention spéciale à la salade aux algues d’Anita, qui a été l’occasion de goûter de nouvelles saveurs (et quelles saveurs, j’en salive encore !).

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Mais pourquoi cette dégustation me direz-vous ? Laissez-moi vous raconter la petite histoire qui se cache derrière tout ça…

À l’AG, nous avons eu l’occasion d’écouter l’intervention passionnante de Thomas Lafouasse, de la ferme du même nom. C’est lui qui nous propose un contrat pâtes, vous savez, les « spécialités du petit Lafouasse ». Il cultive son blé (tendre) sur 180 ha, en bio, à Pecqueuse. En 2013, il décide de transformer son blé… en pâtes. Pour cela, il fait appel à la ferme de la Budinerie, qui lui moud ses grains. D’ailleurs, si vous aimez les chiffres, sachez qu’avec une tonne de blé, on fait 800 kg de farine ! (300 kg de farine T110, dite semi-complète, et 500 kg de farine T80, un peu plus raffinée).

Bon, et une fois qu’on a la farine, il reste pas mal d’étapes avant d’obtenir des pâtes, notamment le mélange avec l’eau, et surtout, surtout, le séchage. Le séchoir est un outil indispensable, dont la qualité et la fiabilité sont d’une importance capitale. Je vous passe les heures de réglages et les nombreux essais pour obtenir le séchage parfait… En 2013 donc, la famille Lafouasse investit dans un séchoir, et c’est parti ! C’est quelque temps après que notre contrat pâtes a démarré, avec dégustation en amont. Si certains ont été conquis, d’autres n’ont pas adhéré, trouvant notamment que les pâtes ne se tenaient pas assez à la cuisson.

Lors de l’AG de l’an dernier déjà, Valérie Lafouasse nous avait mis dans la confidence : le fameux séchoir, c’était lui le responsable de ce petit souci. Malgré les réglages, malgré les heures à tenter de peaufiner le processus. Mais changer de séchoir, ce n’est pas une chose qui se fait simplement. Alors il a fallu quelques années, et beaucoup d’efforts, mais ça y est, le séchoir défaillant a pu être remplacé par un autre, qui répond parfaitement aux attentes et aux exigences de Thomas et de son équipe. Et maintenant, il peut même faire des fusilli, ces petites pâtes en forme de tire-bouchon, qui tiennent super bien à la cuisson !

Thomas nous a gentiment laissé quelques paquets (des fusilli), pour goûter cette nouvelle mouture. C’est de là qu’est venue l’idée de proposer des salades à la prochaine distribution, pour en faire profiter tout le monde. Pour ma part, j’avoue ne pas avoir été conquise lors de la toute première dégustation. Mais là, c’est VRAIMENT une autre histoire ! Ces pâtes sont tout simplement succulentes. Bien évidemment, il est toujours incontournable de bien respecter les indications du paquet pour la cuisson, car le blé tendre est délicat et mérite d’être chouchouté, gage d’une cuisson parfaite et d’un goût subtile.

Bravo à la famille Lafouasse pour sa ténacité (ça valait le coup !)… et son talent J

Pour en savoir plus, une visite du laboratoire est organisée le samedi 22 avril (le matin) à la ferme (à Pecqueuse). Et sinon, les nouveaux contrats vont bientôt arriver, guettez-les !

Pour information, la ferme cultive également des légumes bio et propose une vente à la ferme tous les vendredis de 17 h à 19 h, bon à savoir pour compléter nos paniers hebdomadaires de façon locale ! Quelquechose me dit que d’autres surprises de la famille Lafouasse nous attendent, je vous en reparlerai…

 
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